WOODS TRINIDAD LEGENDS

 » Wilfred Trevor Woolley «Woods» était un pianiste de Trinidad. De parents et grands parents pianistes, il commence à jouer du piano à l’âge de quatre ans,
à dix ans, Woods joue déjà au niveau professionnel. 

Il quitte Trinidad pour aller à Londres à la fin des années 50 pour rejoindre la scène de Jazz Calypso de Notting Hill. Il fait vite la connaissance de Michael De Freitas, aussi connu sous le nom de Michael X pour son combat local pour la cause du Black Power en ces temps de racisme.
Woods joue pour lui dans sa résidence de Pewis Square. Michael De Freitas, dans son autobiographie décrit la scène musicale de l’époque comme une «  progression naturelle de l’agitation de la rue ». La vie de Woods fut mouvementées. Cela le conduit en prison, et à fuir l’Angleterre. Il fuit en Suisse, pendant deux ans, puis se dirige vers Paris à la fin des années 70. Il joue dans les clubs de Jazz de Montmartre av. sebastopol et rue st dénis

En ces temps de libération, avec un ami, il arpente l’Europe en deux chevaux. De la Turquie, jusqu’à la route de la soie en Inde, en passant par l’Afghanistan et l’Himalaya. Il voyage au Maroc, en Suède pendant deux ans, puis s’installe en Allemagne et intègre un groupe de professionnel. Ils jouent ensemble, effectuent des tournées, mais joue surtout pour des soldats dans des bases de l’armée américaine en Europe.
Dans les années 80, il retourne à Trinidad. Hélas, pendant une tentative de coup d’état le chaos se répand à Port d’Espagne. Un camion le renverse dans une rue et écrase ses deux jambes.
Quand les médecins réussissent à sauver une de ses jambes il répond : « tant que je peux jouer du piano, tout va bien ». A la fin des années 90, il découvre qu’il a une fille, à Tel Aviv. Il a 60 ans, et c’est sa dernière et sa plus productive période de création. Il est très malade et se déplace en fauteuil roulant depuis son accident. Il forme alors le groupe « Kalja », avec le bassiste Ben Danzing, pour composer la musique unique de Woods. Un mix de musique oriental,indien,avec du Jazz Calypso en gardant les spiritualisme comme base . Entre 1998 et 2008 il compose des centaines de morceaux.

Woods retourne une dernière fois à Trinidad en 2008. Il y restera deux ans, avant de disparaitre et de laisser cinq enfants. Les personnes qui le connaissait le décrivait comme terriblement honnête, mais aussi comme un véritable ami et un mentor. Woods n’a jamais enregistré d’album en studio, il n’a jamais voulu publié officiellement sa musique en masse. Il a toujours joué pour les gens et n’a jamais recherché la fortune ou la gloire.

Woods, le groupe, cherche aujourd’hui à préserver les compositions de Woods, en les jouant et en faisant survivre le légende.  »

yogev ben yosef – guitare
norluc lovius – basse
benjamin aubry – sax soprano
olivier giommi – sax tenor
christophe maréchal – batterie
fabbriche martino – percussions